Union des Fédérations de l'Océan Indien | IOUC
Dimanche
Les deux jardin

LE PÉCHÉ ET LE SALUT S’Y RENCONTRENT

PAR WILLIAM G. JOHNSSON

Notre salut provient d‘un Dieu qui nous aime tellement qu‘il n‘épargne aucun effort pour nous regagner à lui. Le récit de son activité salvatrice dans la lutte entre le bien et le mal constitue la plus grande histoire jamais racontée.
C‘est vraiment le drame des siècles.
Dans cette histoire, ce sont deux
jardins qui servent de toile de fond à des événements décisifs. Du premier jardin proviennent le péché, la perte, la honte et la mort. Du deuxième coulent l‘espérance, la joie et la vie.
C‘est Dieu qui planta le premier de ces jardins. Il était magnifique, parfait ; c‘était le jardin d‘Éden.
C‘est dans cet environnement sans tache que Dieu plaça les premiers humains, eux aussi l‘oeuvre de ses mains (Genèse 2.8, 9), et qu‘il conversait avec eux. L‘Éden était le Paradis : celui de l‘innocence. Adam et Ève étaient sans péché ; mais ils étaient comme des enfants. Leur caractère ne s‘était pas encore développé ; ils n‘avaient pas encore fait leurs choix. Ces choix allaient bientôt leur être proposés.

L’apparition du mal

Derrière la tranquillité de ce jardin rôdait un sinistre personnage. Le mal, quelque chose qui se trouvait totalement en dehors de l‘expérience d‘Adam et Ève, n‘était pas loin. Il n‘est jamais loin
de nous ! Un ange déchu, connu autrefois sous le nom de Lucifer, « l‘étoile du jour », mais maintenant
sous le nom de Satan, « le trompeur », attendait son heure.

Nous ignorons combien de temps nos premiers parents passèrent dans ce jardin. Mais, un jour, une ombre tomba sur ce Paradis. Satan, utilisant comme médium le serpent, qui était un splendide animal, fit miroiter devant leurs yeux une nouvelle expérience qui devait les rendre semblables à Dieu lui-même. Dieu leur avait proposé un simple test d‘obéissance : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l‘arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais, car le jour où tu en mangeras, tu mourras » (Genèse 2.16, 17). Mais le serpent leur dit : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s‘ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais » (Genèse 3.4, 5).
De nombreuses années se sont écoulées depuis, mais le tentateur s‘approche encore des gens aujourd‘hui de la même manière. Il présente la désobéissance sous les couleurs les plus attrayantes. Il décrit l‘adhérence aux commandements de Dieu comme une tâche ennuyeuse. Il promet des expériences nouvelles et excitantes. Mais il couvre de ruines le sentier dans lequel il nous invite à nous engager ; c‘est un sentier bordé d‘ivrognes et de cadavres en décomposition. Le démon s‘efforce toujours d‘instiller le doute dans notre esprit. Il attribue à Dieu les défauts de son propre caractère et prétend représenter le véritable caractère de Dieu. Dieu ne veut pour nous que ce qu‘il y a de meilleur. Il ne nous refuse rien qui puisse mener à la santé et au bonheur. Satan, par contre, nous offre un cadeau empoisonné, qui semble d‘abord attrayant, mais qui, par la suite, nous dégrade et nous corrompt. Satan « est à la fois le menteur et son père » (Jean 8.44). Il a persuadé Adam et Ève qu‘ils ne mourraient pas. Mais c‘était un gros mensonge. Ils moururent, ce qu‘a fait aussi toute leur descendance depuis.

 

Il leur promit qu‘ils seraient comme des dieux (Genèse3.5). Mais c’est une promesse qu’il était incapable de tenir. Il avait tenté d‘être «semblable au Très-Haut» (Ésaïe 14.14 ; Ézéchiel 28.2–5) dans les parvis célestes ; mais cette tromperie ne réussit qu‘à le faire chasser du ciel. Dieu seul peut être Dieu. C‘est lui le Créateur de toutes choses, anges ou humains. La créature ne pourra jamais devenir Créateur. Dieu a fait les hommes et les femmes à son image pour qu‘ils vivent en lui et lui obéissent avec amour. Ce n‘est qu‘en Dieu que nous nous trouvons nous-mêmes tels que nous sommes. Comme l‘a si bien exprimé Saint Augustin, « Tu nous as faits pour toi-même, Seigneur, et nos coeurs ne trouvent pas le repos à moins de le trouver en toi. » Le péché est irrationnel ; c‘est la folie suprême. Il tente de saisir l‘impossible : être semblable à Dieu. Il rejette le fait que nous devons à Dieu notre existence et que nous dépendons de lui pour chacune de nos respirations. Cependant, combien d‘hommes et de femmes aujourd‘hui suivent les traces de nos premiers parents ! La grande majorité des gens succombent à cet appât du tentateur, « Vous serez comme des dieux », en chassant Dieu de leur pensée, en niant son existence ou en le rejetant totalement.


Les résultats de la chute

Les conséquences de la chute commencèrent à se faire sentir presque immédiatement. Après une bouffée initiale de plaisir, nos premiers parents commencèrent à ressentir de la honte (Genèse 3.7).

 

En entendant Dieu s‘approcher d‘eux dans le jardin, ils furent saisis de sentiments de culpabilité et tentèrent de se cacher (verset 8). Mais ils ne purent se cacher devant Dieu, pas plus que nous ne le pouvons aujourd‘hui. Ils se mirent à se blâmer mutuellement pour leur désobéissance : « C‘est la femme que tu as mise auprès de moi qui m‘a donné de l‘arbre, et j‘ai mangé » (verset 12), pleurnicha Adam. Ça ne vous rappelle rien ? Blâmez n‘importe qui, blâmez Dieu lui-même, mais n‘admettez pas votre propre faute ! Ève fit de même : « C‘est le serpent qui m‘a trompée, et j‘ai mangé » (verset 13), dit-elle pour tenter de se défendre.
Ces tentatives pour placer le blâme autre part que sur eux-mêmes et de justifier leurs actes étaient aussi fragiles que les vêtements de feuilles de figuier qu‘ils avaient cousus pour cacher leur nudité. Aujourd‘hui encore, les excuses du type « feuilles de figuier » et les justifications de soi-même abondent.

Le Seigneur leur donna alors une esquisse de l‘avenir qui les attendait. Ils seraient chassés du Paradis pour vivre une vie de labeur pénible. La nature leur produirait désormais « des épines et des chardons » (verset 18). Ève donnerait naissance à ses enfants dans la souffrance ; et enfin, après une vie de lutte pour gagner leur pain quotidien à la sueur de leur front, ils retourneraient à la terre de laquelle Dieu les avait formés (versets 16–20).

Le poète anglais John Milton, à la fin de son oeuvre épique Le paradis perdu, décrit de manière émouvante leurs derniers moments passés dans le jardin d‘Éden : « Le monde était devant eux, pour y choisir, Le lieu de leur dernier repos, et la Providence était leur guide.
Main dans la main, à pas lents, Ils quittèrent l‘Éden en solitaires.»

 

Dieu à la rescousse

Mais Dieu ne laissa pas Adam et Ève sans espoir. Bien qu‘ils aient été chassés du jardin d‘Éden, ils ne furent pas chassés de sa présence. Où que les mène leur nouvelle vie, Dieu serait avec eux.
De plus, Dieu leur laissa une promesse pour l‘avenir. Alors qu‘ils étaient encore dans le jardin d‘Éden, il avait déclaré au serpent : « Je mettrai de l‘hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci t‘écrasera la tête, et tu lui mordras le talon » (verset 15).
Cette « hostilité » n‘est pas une réaction humaine normale. C‘est quelque chose que Dieu a placé au-dedans de nous ; c‘est la grâce en pleine action.
Ellen White a écrit ceci : « C‘est la grâce du Sauveur dans le coeur humain qui donne naissance à l‘inimitié contre Satan. Sans cette puissance régénératrice, l‘homme serait le captif et le jouet de Satan. Mais le principe nouveau implanté dans son coeur suscite la guerre là où avait régné la paix. La grâce qui met l‘homme en mesure de résister au tyran, de repousser l‘usurpateur et de surmonter les passions qui l‘avaient asservi, révèle l‘existence en son âme d‘un principe entièrement divin » (La tragédie des siècles, p. 550).
L‘oeuvre de la grâce atteignit son point culminant dans la descendance de la femme : Jésus-Christ. À la fin de sa vie sans péché et de son ministère d‘amour, il se rendit dans un jardin pour prier : le jardin de Gethsémané.
Ce jardin avait été planté par l‘homme, et non par Dieu. C‘était un lieu de retraite favori de notre Maître. Ce dernier jeudi soir de sa vie terrestre, le regard déjà tourné vers la croix, Jésus s‘y rendit pour lutter en prière avec son Père.
Tandis que le poids des péchés du monde pesait lourdement sur lui, Jésus fit cette supplication : « Mon Père, si c‘est possible, que cette coupe s‘éloigne de moi ! Toutefois, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux » (Matthieu 26.39). « En proie à l’angoisse, il priait avec plus de ferveur encore, et sa sueur devint comme des gouttes de sang tombant à terre » (Luc 22.44).
Dans ce jardin, la destinée de la race humaine était dans la balance. Jésus désirait ardemment avoir le soutien de ses amis les plus intimes, mais tous s‘endormirent. Il dut boire seul la coupe de la souffrance. Un autre être se tenait là, le même trompeur qui s‘était tenu en Éden. Il tenta maintenant Jésus d‘abandonner sa mission pour sauver le monde. Ils n’en valent pas la peine ! Aucun d’eux ne s’en soucie ! Regarde-les : ils dorment tous !
Au contraire de nos premiers parents, Jésus refusa d‘écouter cette voix malveillante, refusa d‘accepter le doute. Acceptant la coupe amère de la main de son Père, il alla de l‘avant, jusqu‘au Calvaire.
Ces deux jardins nous invitent à une contemplation, accompagnée de prière, du prix payé pour notre salut. C‘est là que nous voyons tout ce que nous avons perdu, mais aussi combien grande est la grâce de notre merveilleux Sauveur. Ellen White nous exhorte à étudier et à comparer soigneusement « le jardin d‘Éden, avec sa répugnante tache de la désobéissance … avec le jardin de Gethsémané, où le Rédempteur du monde souffrit une agonie surhumaine lorsque les péchés du monde entier furent placés sur lui » (Manuscrit 1, 1892).
Alléluia ! Quel Sauveur nous avons !

QUESTIONS

1) Quel fut le mensonge original de Satan à nos premiers parents, et comment est-il répété dans la communauté dans laquelle vous vivez ?

2) Quels résultats du péché (le mal, la maladie, la pauvreté, la corruption, etc.) vous soucient le plus ? Qu‘est-ce qui vous soutient le plus dans votre lutte ?

3) Avant de mourir pour nos péchés, Jésus a vécu pour être en bénédiction pour les autres. En quoi son Église dans votre communauté est-elle en bénédiction pour les autres ?

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SAUF INDICATION CONTRAIRE, TOUS LES MESSAGES DE LA SEMAINE DE PRIÈRE DE CETTE ANNÉE ONT ÉTÉ RÉDIGÉS PAR WILLIAM G. JOHNSSON, DOCTEUR EN PHILOSOPHIE, ANCIEN RÉDACTEUR EN CHEF DES REVUES ADVENTIST REVIEW [REVUE ADVENTISTE] ET ADVENTIST WORLD [LE MONDE ADVENTISTE]. ACTUELLEMENT EN RETRAITE, IL TRAVAILLE COMME ASSISTANT DU PRÉSIDENT POUR LES RELATIONS INTERCONFESSIONNELLES À LA CONFÉRENCE GÉNÉRALE.

 

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