Leçon 03 : Thessalonique à l'époque de Paul
14 - 20 Juil. 2012
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Paul, "prédicateur des rues Mercredi 18 Juil.

Le 1er siècle gréco-romain connaissait une augmentation de philosophes en vogue qui, dans les forums publics, cherchaient à influencer les personnes et les groupes — à la façon des prédicateurs des rues d’aujourd’hui.

Ces philosophes étaient persuadés que les êtres humains possédaient l’aptitude intérieure à changer de vie (une forme de conversion). Au moyen de discours publics et de conversations privées, ils espéraient produire un changement chez leurs élèves. Ils cherchaient à susciter des doutes parmi leurs auditeurs sur leurs idées et pratiques habituelles. De cette façon, les personnes qui les écoutaient s’ouvraient aux idées nouvelles et au changement. Le but ultime était d’accroître la confiance en soi et le sens des valeurs morales.
On s’attendait à ce que ces philosophes renommés gagnent le droit de discourir après être parvenus eux-mêmes a la liberté morale dans leur propre vie. « Médecin, guéris-toi toi-même »— cette notion était bien connue dans l’Antiquité.

Ces philosophes étaient également conscients de la nécessité de varier leur message selon les esprits rencontrés, ainsi que de la nécessité de l’intégrité de leur caractère et du message qu’ils enseignaient.

C’est pourquoi il existait de nombreux parallèles entre ces enseignants en vogue et l’œuvre de Paul, qui voyageait également et prêchait sur les places publiques (Ac 17.17; 19.9, 10).

Il existait néanmoins deux différences significatives entre l’approche de Paul et celle de ces philosophies a la mode. Premièrement, Paul ne se contentait pas de prêcher sur les places publiques; il cherchait également créer une communauté durable — ce qui exigeait une séparation d’avec « le monde », ainsi que la formation de liens émotionnels et un engagement profond vis-à-vis du groupe.

Deuxièmement, Paul enseignait que la conversion n’était pas le fait d’une décision intérieure, sous l’effet de sages paroles, mais l’œuvre surnaturelle de Dieu, opérée de l’extérieur. Voir Ga 4. 19; Jn 3.3-8; Ph 1.6. L’enseignement de Paul était plus qu’une philosophie, c’était la proclamation de la vérité et la révélation de l’œuvre puissante de Dieu pour le salut de l’humanité.

Les philosophes renommés avaient un côté obscur: en effet, ils avaient trouvé un moyen facile de gagner leur vie. Un grand nombre d’entre eux étaient des profiteurs, rien de plus. Certains exploitaient sexuellement leurs élèves. Même s’il existait parmi eux des enseignants honnêtes, les orateurs itinérants de l’Antiquité étaient considérés avec cynisme.

Pour échapper à ce cynisme, Paul travaillait dur de ses mains pour gagner sa vie. En plus de ses souffrances, c’était la preuve qu’il croyait réellement en ce qu’il prêchait et qu’il ne le faisait pas pour un gain personnel. Pour de nombreuses raisons, la vie de Paul était le sermon le plus puissant qu’il ait jamais eu l’occasion de faire.


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